Les start-up françaises veulent croquer dans le Golden Dome de Trump

175 milliards de dollars. C’est le coût estimé par Donald Trump de sa lubie qu’il soutient désormais depuis un an : le Golden Dome. Le président états-unien espère concevoir un bouclier antimissile, protégeant plus largement de n’importe quelle nuisance aérienne ou spatiale qui viendrait menacer les États-Unis. Ce projet pharaonique est avant tout militaire face aux tensions géopolitiques chaque jour plus palpables, tandis que celui qui a voulu prétendre au prix Nobel de la paix multiplie les guerres, les attaques et les menaces.

Concrètement, il devrait s’agir d’un bouclier capable de repérer et neutraliser les missiles à courte et longue portées qui menaceraient le territoire américain. Tous les détails ne sont pas connus, mais on parle ici de capteurs, de missiles intercepteurs, ou même d’un segment spatial. À l’exception de ce dernier point, le reste de ce Golden Dome repose sur des technologies déjà existantes, voire déjà utilisées, mais l’espoir de Donald Trump est de pouvoir développer un système plus fiable, plus efficace, plus réactif, et qui couvrirait l’ensemble des États-Unis. En Europe, le Golden Dome est aussi ce qui ressemble de plus en plus à une grosse opportunité économique pour de nombreux acteurs.

Une puissance alliée… pour l’instant

Selon le journaliste de Ouest-France Philippe Chapleau, spécialisé sur les questions de défense, il y aurait jusqu’à 2 440 entreprises impliquées dans la réalisation de ce projet démesuré1. Cela regroupe les milliers de contrats attribués par l’Agence de défense antimissile ainsi que de la part d’autres instances liées au département de la défense.

La suite de cet article est à retrouver dans le numéro 17, disponible en kiosque (liste des points de vente) ou sur commande, en version papier ou numérique, via le formulaire suivant

Hugo Ruher

Illustration : Sojo

Paru dans La Brèche n° 17 (septembre – novembre 2026)

Le mockup de la une du numéro 17
  1. « 1014 + 1086 + 340 = 2440 entreprises pour se partager les 151 milliards du Dôme d’Or », Ouest-France, 16 janvier 2026 ↩︎